QUAND LA TERRE ÉTAIT BOMBARDÉE PAR D’ÉNORMES ASTÉROÏDES

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La Terre n’a pas toujours été l’endroit paisible que nous connaissons aujourd’hui. On sait que par le passé, notre planète est entrée en collision avec de nombreux corps célestes. Par exemple, il y a 66 millions d’années, elle a été frappée de plein fouet par un astéroïde qui a décimé près de 75% de la vie terrestre.

Récemment, on a appris que la fréquence des impacts d’astéroïdes qui ont touché la Terre aurait été largement supérieure à ce que l’on pensait jusqu’ici. On doit cette découverte à une équipe de chercheurs dirigés par l’astronome Simone Marchi du Southwest Research Institute. Ces derniers ont profité de la conférence Goldschmidt annuelle de géochimie qui s’est tenue du 4 au 9 juillet 2021 pour présenter leurs travaux.

Crédits Pixabay

Selon eux, « le vrai flux d’impact des astéroïdes aurait pu être jusqu’à un facteur 10 fois plus élevé qu’on ne le pensait au cours de la période comprise entre 3,5 et 2,5 milliards d’années. »

Des astéroïdes de 10 km de diamètre

Si on en croit les déclarations de ces chercheurs, la Terre aurait été bombardée par d’énormes astéroïdes dont le diamètre dépassait parfois les 10 km. Ces impacts auraient été très fréquents. D’après Simone Marchi, notre planète aurait été touchée « par un impact de la taille de Chicxulub en moyenne tous les 15 millions d’années. »

Comme vous pouvez vous en douter, cette série d’événements a eu de graves répercussions sur la Terre. Les chercheurs ont indiqué que ce bombardement incessant d’astéroïdes a eu des effets sur la chimie de notre planète ainsi que sur sa capacité à soutenir la vie.

Une découverte réalisée grâce à l’étude des sphérules

L’équipe de Simone Marchi a pu faire cette découverte grâce à l’étude des sphérules. Il s’agit de gouttes de lave issues de roches qui se forment grâce à la chaleur dégagée par les impacts de corps célestes. Leur présence dans certaines régions du globe indique qu’il y a eu une collision importante à l’endroit où elles ont été trouvées.

Lors de la conférence Goldschmidt, Simone Marchi a expliqué la méthode utilisée par ses collègues pour faire leur découverte.

« Nous avons développé un nouveau modèle de taux d’impact et l’avons comparé à une analyse statistique des données des anciennes couches contenant des sphérules. Avec cette approche, nous avons constaté que les modèles actuels du bombardement primitif de la Terre sous-estiment gravement le nombre d’impacts connus, tels qu’enregistrés par les couches de sphérules. »

D’après les dires de Simone Marchi, ce genre d’événements a contribué à altérer la surface de la Terre et l’évolution de l’atmosphère.

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