BIENTÔT UN NOUVEAU TYPE DE CELLULES SOLAIRES

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Appuyant les efforts déployés dans la recherche de solutions écologiques pour la production d’énergie électrique, une équipe vient de présenter son invention, rapporte le site Neozone. Il s’agit de cellules photovoltaïques à double face beaucoup plus performantes que les cellules solaires classiques. Le fait d’avoir deux faces permet au panneau de puiser de l’énergie aussi bien des rayons du soleil que de la réflexion de la lumière au sol. Par conséquent, chacune de ses deux faces produit de l’électricité.

Pour concevoir cette technologie, les chercheurs de l’Université Nationale australienne (ANU) ont utilisé une technique appelée « dopage local de la conductivité électrique ». Ils estiment que ces cellules bifaciales révolutionneront aussi bien le marché des panneaux solaires que le secteur de la production énergétique. Le fait est que cette technologie se montre à la fois efficace et peu coûteuse.

Image par PublicDomainPictures de Pixabay – Image recadrée

En effet, les ingénieurs ont souligné que le processus de production n’est relativement pas onéreux, ce qui aurait des répercussions positives sur le coût du produit.

50 % de part de marché dans les cinq prochaines années ?

Dans leur communiqué du 19 août 2021, les scientifiques de l’ANU affirment que ces cellules bifaciales produisent 30 % d’énergie supplémentaire. Cette performance constituerait un puissant levier pour les fermes solaires, ces centrales solaires qui s’étendent sur plusieurs hectares.

Ils estiment également que cette nouvelle technologie occupera 50 % de part de marché dans les cinq années à venir.

« Le marché des modules bifaciaux connaît une croissance rapide en raison de plusieurs avantages qui l’ont rendu compétitif. »

Le site Ratedpower

 

Un record mondial pour les cellules solaires dopées au laser

Le Dr Marco Ernst, qui a mené le projet, a noté que ces cellules solaires bifaciales affichent un rendement de conversion de 24,3 % à l’avant contre 23,4 % à l’arrière. En tout, cela représente un ratio bifacial de 96,3 %, promettant un rendement puissance de sortie environnant les 29 %.

« Il s’agit d’un record mondial pour les cellules solaires sélectivement dopées au laser et parmi les cellules solaires bifaciales les plus efficaces. »

Les responsables du projet

L’invention de l’ANU n’est effectivement pas une première, malgré le fait qu’elle soit des plus perfectionnées ayant vu le jour. Le concept du module bifacial a commencé à connaître un essor depuis 2018. En raison de leur double avantage (meilleur rendement et coût moins élevé), beaucoup pensent qu’elles remplaceront bientôt les cellules photovoltaïques classiques.

Ce type de panneaux n’est pas destiné aux toitures. Il est plutôt fixé sur une structure placée en hauteur, pivotante ou non.

LA CHINE VEUT CONSTRUIRE UNE STATION SOLAIRE DANS L’ESPACE

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La Chine ambitionne de construire une station solaire dans l’espace. Une installation qui serait en mesure de produire suffisamment d’énergie qu’elle pourrait rivaliser avec une centrale nucléaire, nous apprend le média Neozone.

La Chine continue d’imaginer des projets ambitieux. Preuve en est, elle prévoit de produire de l’électricité à partir de panneaux solaires déployés en orbite. Rappelons que le pays a déjà annoncé son idée de construire « la plus grande éolienne au monde ». Aujourd’hui, il projette d’installer une station solaire dans l’espace. Un objectif qui devrait être atteint d’ici 2035. Les autorités chinoises espèrent que leur central solaire spatial sera opérationnel dès 2050. L’Empire du Milieu semble donc miser de plus en plus sur les énergies renouvelables.

Crédits Pixabay

Les responsables chinois s’attendent à ce que les panneaux solaires placés au-dessus de nos têtes soient capables de produire autant d’électricité qu’une centrale nucléaire.

La Chine prépare des projets pharaoniques

Produire de l’électricité à partir de l’espace est un concept qui ne date pas d’hier. Isaac Asimov en a parlé dans son ouvrage Fondation, lequel avait été écrit en 1941… De nombreux pays comme les États-Unis et l’Angleterre possèdent aussi des projets dans ce domaine. Mais il semblerait que la Chine soit prête à faire un pas de géant.

Il est évident que le rayonnement solaire est plus important au-delà de l’atmosphère terrestre. Une station solaire installée dans l’espace sera donc en mesure de fournir de l’électricité en continu.

Dans son livre, Asimov imagine une station spatiale qui capte les rayons du soleil pour produire de l’énergie qui sera ensuite transmise vers la Terre au travers de faisceaux de micro-ondes. L’énergie accumulée, captée au moyen d’un récepteur, est ensuite distribuée auprès du grand public.

Le gouvernement chinois a récemment présenté à Chongqing ses plans pour réaliser son projet de station solaire spatiale. Les premiers tests sont censés se dérouler prochainement.

De l’énergie provenant de l’espace pour la Chine

La Chine n’a pas choisi au hasard cette ville pour tester le concept. En effet, la localité est embrumée presque pendant toute l’année à cause de la pollution de l’air. Les autorités chinoises espèrent résoudre le problème de brouillard en misant sur l’énergie renouvelable. L’énergie produite par la station solaire spatiale permettra à des villes comme Chongqing de disposer de suffisamment d’énergie verte.

Les panneaux solaires installés en orbite exploiteront les faisceaux d’énergie intensive pour créer de l’électricité. Les ingénieurs chinois devront trouver la solution efficace pour éviter la déperdition lors du transfert de l’électricité vers la Terre. Une perte moindre permet d’avoir un maximum de puissance. Il faudra aussi penser à la saturation de satellites. Près de 6 200 engins conçus par l’Homme sont déjà en orbite autour de notre planète !

BIENTÔT DES PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES ADHÉSIFS EN FRANCE

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Maxeon Solar Technologies, une entreprise basée à Singapour, a annoncé vouloir produire un nouveau type de panneaux photovoltaïques en France. Ces derniers auront pour particularité d’être adhésifs et de pouvoir ainsi venir se coller directement sur la toiture de nos maisons.

Si les panneaux solaires tendent de plus en plus à se démocratiser, tout le monde ne peut pas encore en profiter.

Image par Rudy and Peter Skitterians de Pixabay

En effet, pour pouvoir installer des panneaux sur la toiture d’une maison, cette dernière doit être assez résistante pour gérer leur poids, un poids qui peut atteindre pour certains modèles les 12 kg/m2.

Des panneaux plus fins et plus légers

C’est précisément ce qui a poussé cette entreprise singapourienne à développer cette nouvelle technologie. Bien plus légers, ces panneaux ne dépassent effectivement pas les 6 kg/m2 et ils pourront donc être fixés sur davantage de toitures.

D’autant que contrairement aux panneaux traditionnels, ils seront en mesure de s’adapter à cette dernière. Ils viendront en effet se coller directement sur leur surface. Par extension, cela veut aussi dire qu’il ne sera pas nécessaire de la percer pour pouvoir les fixer. La pose devrait donc être plus facile et, on l’espère, moins coûteuse.

Il semblerait cependant que ce ne soit pas le seul avantage de ces panneaux.

Ils seront faciles à poser

Maxeon Solar Technologies précise en effet que ces derniers offrent un rendement des plus corrects. 21 % de la lumière reçue sera ainsi transformée en électricité. Mieux encore, les panneaux sont plus fins que la moyenne et ils ne dépassent pas les 4 mm.

Or justement, face à tous ces atouts, la technologie de l’entreprise a été retenue par les équipes en charge du nouveau fonds d’innovation pour le développement de solutions produisant peu de carbone.

Comme l’explique PV Magazine, l’entreprise recevra ainsi une partie des 118,6 millions de ce fonds, ce qui lui permettra d’installer une usine dans le nord-est de la France, à Porcelette. Il fait effectivement partie des 32 récipiendaires qui profiteront de ce fonds européen.

Une usine dans le nord de la France

Précisons que Maxeon Solar Technologies compte parmi ses actionnaires majoritaires SunPower, qui est contrôlé par TotalEnergie. Le montant de la subvention accordée n’est en revanche pas connu et il sera rendu public le troisième trimestre de cette année.

Le PDG de l’entreprise, de son côté, est convaincu que sa technologie et ses nouveaux panneaux sauront s’imposer sur le marché, comme il l’a confié à PRNewsWire :

“Les clients d’aujourd’hui sont de plus en plus exigeants, ils attendent de leurs systèmes solaires une qualité supérieure et une tranquillité d’esprit. Ce sont les principales raisons du succès de notre premier panneau AC de la gamme de produits Maxeon.

Les panneaux AC Maxeon 5 sont actuellement disponibles dans dix-sept pays européens et en Australie où l’on constate une forte demande. L’ajout d’un panneau CA Performance line nous permettra d’aborder différents segments de marché avec une proposition commerciale de ligne de valeur. Le nouveau panneau Performance 3 AC poursuit la stratégie de Maxeon d’étendre son activité de génération distribuée (DG) pour aller « au-delà du panneau » – en tirant parti de nos partenaires de distribution uniques et formés et de leur capacité à traduire notre différenciation technologique significative en avantages clients convaincants sur les nombreux marchés sur lesquels nous servir.”

Jeff Waters, PDG de Maxeon Solar Technologie – PRNewsWire

 

LA CHINE VEUT CONSTRUIRE UN RÉACTEUR NUCLÉAIRE UNIQUE EN SON GENRE

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Le nucléaire est beaucoup décrié pour la dangerosité des radiations et des déchets radioactifs. La Chine mise sur une nouvelle technologie de réacteur comportant moins de risques.

Dans l’industrie énergétique, le nucléaire est certainement le sujet le plus débattu. Beaucoup considèrent que l’énergie nucléaire n’est pas assez exploitée. Bon marché à produire et à faible émission de carbone, celle-ci devrait occuper une plus grande place dans le bouquet énergétique mondial. Le nucléaire reste la seule source d’énergie capable de répondre à une demande massive. Néanmoins, pour ses détracteurs, il est aussi mauvais, sinon pire que les combustibles fossiles. Des accidents comme Tchernobyl et Fukushima sont souvent évoqués en prétexte pour abandonner cette source énergétique. Vient également la difficulté d’éliminer les déchets nucléaires.

Crédits Pixabay

Le gouvernement chinois a dévoilé son projet d’un réacteur nucléaire expérimental unique en son genre. Celui-ci n’a pas besoin d’eau pour le refroidissement et serait beaucoup moins dangereux que les réacteurs conventionnels.

Un rôle clé dans la transition énergétique

Le projet chinois consiste en un réacteur nucléaire à sels fondus fonctionnant au thorium liquide au lieu de l’uranium. Il devrait être plus sûr que les réacteurs conventionnels. Le sel fondu dans lequel est dissout le combustible nucléaire se refroidit et se solidifie rapidement à la suite d’une exposition à l’air. Le phénomène a pour effet d’isoler le thorium, de sorte que toute fuite potentielle provoquerait une contamination aux radiations de faible ampleur.

Le thorium est un métal radioactif argenté beaucoup moins cher et plus abondant que l’uranium. Il est également difficile de l’enrichir pour créer des armes nucléaires. Le nouveau réacteur fait partie de la volonté du président chinois Xi Jinping de réduire considérablement les émissions de carbone du pays d’ici 2060. En effet, selon un rapport de 2019 du cabinet Rhodium Group, la Chine est à l’origine de 27 % du total des émissions mondiales de carbone.

Une version commerciale d’ici 2030

La gestion des déchets radioactifs ne devrait pas poser de problème avec un réacteur à sels fondus. Les principaux sous-produits d’une réaction nucléaire du thorium peuvent être recyclés dans d’autres transformations. Par ailleurs, la durabilité des déchets définitifs n’est que de 500 ans. Ce qui est très intéressant par rapport aux 10 000 ans des déchets radioactifs de l’uranium.

La République populaire finalise la construction d’un prototype de deux mégawatts. Le réacteur mesurera trois mètres de haut et deux mètres et demi de large. Il sera en mesure de générer 100 mégawatts d’électricité pour satisfaire les besoins de 100 000 personnes.

Ce type de réacteur ne nécessitant pas d’eau, il pourra fonctionner dans des régions désertiques. L’implantation du premier réacteur commercial se fera dans la ville désertique de Wuwei. Les premiers tests du prototype auront quant à eux lieu dès septembre prochain. Cela ouvrira ensuite la voie à la construction du premier réacteur commercial d’ici 2030.

LA CHINE VEUT CONSTRUIRE UNE CENTRALE SOLAIRE EN ORBITE TERRESTRE

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La Chine développe un lanceur super lourd pour ses futurs projets spatiaux. Celui-ci devrait notamment servir dans le cadre d’un programme de mise en place d’une centrale solaire en orbite terrestre.

La République populaire de Chine veut apparemment devenir un acteur majeur de l’industrie spatiale. Les programmes d’exploration de planètes autres que la nôtre font aujourd’hui partie de ses priorités. En 2019, elle a par exemple réussi à poser un rover sur la face cachée de la Lune. Plusieurs mois plus tard, la Chine a ramené sur Terre des échantillons de notre unique satellite naturel, une première depuis près de 40 ans. Après les États-Unis, elle est devenue la deuxième nation à poser un engin sur Mars. Le pays multiplie ses programmes d’exploration pour démontrer sa capacité technologique en termes de conquête spatiale.

Crédits Pixabay

À noter que la construction d’une centrale solaire orbitale ne constitue pas le seul projet d’envergure envisagé par les Chinois. Ils veulent également implanter une base de recherche lunaire habitée. Pour ces deux programmes, Pékin prévoit d’utiliser un lanceur super lourd pour la logistique.

L’énergie solaire sans les contraintes saisonnières et atmosphériques

Longue Marche 9 est la désignation du lanceur super lourd chinois. L’engin a obtenu l’approbation officielle du gouvernement le printemps dernier. Il a fait l’objet de plusieurs années d’études et de développement. Selon Long Lehao, le directeur de développement des lanceurs Longue Marche, le design de la fusée a été revu à plusieurs reprises. Ces améliorations devraient lui permettre de transporter jusqu’à 130 tonnes de fret en orbite terrestre basse et jusqu’à 50 tonnes en orbite lunaire.

Plusieurs lancements de la fusée Longue Marche 9 devraient permettre de construire une centrale solaire spatiale à une altitude de 35 786 km, c’est-à-dire en orbite géostationnaire. Le projet viserait à établir une grande zone de collecte permanente d’énergie solaire. Cela sans que l’atmosphère ou les changements de saison n’affectent la quantité d’énergie récupérée. L’énergie convertie serait ensuite transmise vers la Terre au moyen de micro-ondes ou de lasers. Le projet est censé fournir de l’énergie renouvelable à grande échelle.

La station solaire orbitale commencerait par un test de production d’énergie à petite échelle en 2022. L’installation spatiale produirait ensuite de l’électricité de l’ordre du mégawatt à partir de 2030. La production commerciale d’électricité de l’ordre du gigawatt est prévue pour 2050. Cela nécessiterait plus de 100 lancements de fusée et environ 10 000 tonnes de matériel à assembler en orbite.

Un projet initié en 2008

L’idée d’une centrale solaire spatiale, la Chine n’est pas la seule à y avoir pensé. Des pays comme le Japon et les États-Unis envisagent le même concept. Néanmoins, l’Empire du Milieu est la première nation à sauter le pas. Pour rappel, la Chine avait classé la collecte d’énergie solaire dans l’espace comme programme de recherche clé en 2008.

L’Académie chinoise de technologie spatiale (CAST) teste le concept depuis 2019. À ce propos, une base d’essai a été construite dans la municipalité de Chongqing pour la recherche sur la transmission d’énergie sans fil à haute puissance.

 

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