LA NASA LE CONFIRME, PERSEVERANCE A PRÉLEVÉ LE PREMIER ÉCHANTILLON DE ROCHE SUR MARS !

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La communauté astronomique célèbre actuellement une avancée majeure : l’on a réussi à prélever pour la première fois un échantillon de roche venue d’une autre planète. Le mérite de cet exploit revient à la NASA, plus précisément à son rover Mars Perseverance. Les scientifiques sont impatients de pouvoir enfin analyser ce spécimen déniché dans le cratère de Jezero. Pour rappel, selon les études ayant été réalisées sur le sujet, cet endroit abritait autrefois un lac.

Cette petite roche de la taille d’un porte-documents, que l’équipe de l’Agence américaine a baptisé « Rochette », pourrait ainsi permettre de résoudre de grands mystères de la vie.

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Concrètement, en l’analysant, les chercheurs pourraient enfin vérifier si Mars abritait autrefois une forme de vie ou non.

En aout, la NASA a déjà tenté de prélever une roche martienne par le biais du rover, mais elle a échoué, car la pierre était trop cassante. C’était la semaine dernière que l’Agence a laissé entendre la réussite de la capture de Rochette, mais sans l’affirmer avec certitude.

La prochaine étape sera de stocker Rochette

Rochette a été capturée le 1er septembre. Sa découverte a été publiquement confirmée le lundi 6 septembre. Le patron de l’Agence, Bill Nelson, a qualifié cet exploit de « réalisation capitale ». L’annonce a été faite sur le réseau social à l’oiseau bleu.

« Je l’ai ! Avec une meilleure lumière sur le fond du tube de collecte, vous pouvez voir que l’échantillon de roche que j’ai collecté est toujours là. Prochaine étape : reboucher le tube et le stocker. »

Le compte du Rover Mars Perseverance de la NASA via Twitter

En effet, au début, la NASA ne pouvait pas encore avoir la certitude de sa réussite du fait que les clichés pris par le rover manquaient de luminosité.

Une trentaine d’échantillons devraient arriver sur Terre vers 2030

Rappelons que la NASA a réussi à poser l’engin sur la planète rouge le 18 février. D’après les chercheurs, le cratère Jerzero où il effectue ses missions abritait un profond lac il y a 3,5 milliards d’années. Il s’agirait ainsi d’un point stratégique pour retrouver des signes d’anciennes vies extraterrestres, conformément à l’objectif de la mission.

Notons que le principal but de cette mission d’exploration, dont le coût s’élève à 2,7 milliards de dollars, est de chercher des signes de vie ancienne. Par son biais, les chercheurs s’attendent à retrouver des traces de vie microbienne fossilisées dans les roches. Les données qu’elle apportera devraient également permettre de mieux comprendre la géologie martienne.

En ce qui concerne le transport des échantillons recueillis vers la Terre, la NASA envisage une coopération avec l’Agence spatiale européenne. Ainsi, un lot composé d’une trentaine d’échantillons devait nous parvenir aux horizons de 2030.

IL Y AURAIT BIEN DE L’EAU CACHÉE SUR MARS, DU MOINS SELON CES ROCHES

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La recherche de la vie sur d’autres planètes se poursuit activement. Pour les chercheurs, Mars est l’une des planètes les plus susceptibles d’abriter la vie. Cela explique le fait que plusieurs missions ont été envoyées à destination de la planète rouge au cours de ces dernières années. On pense notamment au rover Curiosity qui explore la surface martienne à la recherche de traces de vie microbienne.

Récemment, une étude réalisée par des scientifiques de l’Université de Penn State laisse penser qu’on est sur la bonne voie pour trouver la vie sur Mars. Les résultats de cette étude suggèrent qu’il y aurait bien de l’eau cachée sur la surface martienne. Et on sait que l’eau contribue au développement de la vie.

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Cette découverte s’est fait grâce à l’étude d’une roche minérale appelée hématite.

Des roches datant du 19ème siècle

Comme le raconte Peter J. Heaney, chercheur au sein de l’Université de Penn State, on doit cette découverte à une expérience menée par l’une de ses étudiantes. Cette dernière répond au nom d’Athena Chen. D’après lui, elle essayait de cristalliser de l’hématite lorsqu’elle a remarqué quelque chose d’étrange.

« Elle a trouvé un composant avec une pauvre teneur en oxyde de fer. Je suis alors allé sur Google Scholar et j’ai trouvé deux études datant des années 1840 qui proposent des versions de l’hématite pauvres en oxyde de fer contenant de l’eau », écrit Peter J. Heaney.

Suite à cette découverte, Heaney et Chen ont décidé d’analyser des échantillons d’hématite prélevés au 19ème siècle et conservés au sein de la Smithsonian Institution.

Des roches contenant de l’eau

Les analyses ont révélé la présence de molécules d’hydroxyle dans ces roches. Cette molécule est constituée d’un atome d’oxygène et d’hydrogène liés. Peter J. Heaney et Athena Chen ont indiqué qu’elles proviennent de l’eau stockée dans le minéral.

Notons qu’en 2004, le rover Opportunity a trouvé des hématites sur Mars. En raison de leur forme, elles ont été baptisées « myrtilles. » Ces dernières années, d’autres rovers martiens ont détecté des hématites sur la planète rouge. Peter J. Heaney déplore toutefois le fait qu’ils ne sont pas assez sophistiqués pour différencier l’hématite de l’hydrohématite.

Pour faciliter l’identification de ces roches, il a expliqué que l’hydrohématite était rouge vif.

MARS : DES LACS SOUTERRAINS, MAIS PAS FORCÉMENT D’EAU

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Et si les lacs souterrains de Mars n’étaient pas constitués d’eau ? C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude parue dans la revue Geophysical Research Letters.

Notre intérêt pour la quatrième planète du système solaire en termes de distance par rapport au Soleil a considérablement augmenté ces dernières années. En témoigne la multiplication des projets d’exploration menés par les agences spatiales et les entreprises privées comme SpaceX. À ce propos, de nombreux scientifiques sont convaincus que Mars contient des lacs souterrains gelés. Cependant, le contenu de ces derniers est encore sujet à débat. Alors que certains tablent sur l’hypothèse de l’eau, d’autres penchent sur des matières totalement différentes. C’est notamment le cas d’une équipe de chercheurs dont fait partie le planétologue Isaac Smith du Planetary Science Institute et de l’Université York au Canada.

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Selon ce groupe, les étranges taches brillantes dans les données radar collectées par la sonde en orbite Mars Express pourraient avoir été causées par de l’argile gelée.

Les données collectées par MARSIS comme indices

Concrètement, cette nouvelle étude suggère qu’il est possible que cette couche brillante observée principalement dans le pôle Sud martien soit constituée de silicates d’aluminium hydratés ou de minéraux de smectite. Pour avancer une telle hypothèse, les chercheurs se sont appuyés sur les données recueillies par MARSIS, le sondeur radar attaché à Mars Express. Ils affirment avoir remarqué une région qui reflétait fortement le signal radar dans la partie sud de la planète rouge.

Dans un premier temps, les scientifiques ont cru que les reflets correspondaient à de larges étendues d’eau liquide. Cependant, Mars est beaucoup trop froide pour permettre à l’eau de rester dans un tel état même avec une importante saturation de sel, laquelle est censée abaisser le point de congélation. Face à ce doute, Isaac Smith et ses collaborateurs ont décidé de reproduire les conditions martiennes en laboratoire. C’est ainsi qu’ils ont trouvé une explication plus plausible.

Pas d’eau liquide sur Mars ?

« Les argiles solides congelées à des températures cryogéniques peuvent faire des réflexions. Notre étude a combiné une modélisation théorique avec des mesures en laboratoire et des observations de télédétection », a déclaré Smith. Et d’ajouter : « toutes les trois ont révélé que les smectites peuvent faire les réflexions et qu’elles sont présentes au pôle Sud de Mars. C’est le tiercé gagnant : mesurer les propriétés des matériaux, montrer qu’elles peuvent expliquer l’observation et démontrer que les matériaux sont présents au lieu d’observation ».

Cette découverte ne signifie pas pour autant que Mars est dépourvue d’eau liquide. Comme le notent nos confrères de Sciencealert, cette matière pourrait y exister si la planète est chaude à l’intérieur. Or, des études ont récemment indiqué que l’astre est volcaniquement actif. Une condition qui est nécessaire pour maintenir toute activité géologique.

ON SAIT À QUOI RESSEMBLE L’INTÉRIEUR DE MARS

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Pour la toute première fois, les scientifiques ont réussi à savoir à quoi ressemblait l’intérieur de la planète Mars. Trois nouvelles études sur le sujet ont été publiées le 22 juillet dernier dans la revue Science. Les articles incluent une carte montrant les différentes couches composant l’intérieur de la planète.

Ces résultats se rapportant à la structure interne de Mars sont le fruit de dizaines d’années de préparation, mais surtout de deux ans d’études basées sur l’utilisation de l’atterrisseur InSight de la NASA. InSight est une sonde stationnaire qui est arrivée à la surface de Mars en 2018. Sa mission principale est d’étudier ce qu’il se passe à l’intérieur de la Planète Rouge.

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InSight a atterri au niveau de la région dénommée Elysium Planitia. L’instrument a ensuite utilisé son bras robotisé pour déployer un petit sismomètre à la surface de Mars et a commencé à enregistrer les vibrations sismiques.

Différente de la Terre

D’après les chercheurs de la NASA, Mars présente une grande différence comparé à la Terre. En effet, la Planète Rouge ne possède pas de plaques tectoniques. Sa croûte ressemble plutôt à une plaque géante. Toutefois, des failles et des fractures au niveau de la roche se forment continuellement dans la croûte martienne à cause de la planète qui continue à rétrécir. Ce phénomène est dû au fait que Mars continue de se refroidir.

Ainsi, ces fractures produisent des vibrations sismiques. Au cours de ces deux dernières années, InSight a pu détecter 733 de ces vibrations. En se servant des 35 tremblements les plus intenses, c’est-à-dire qui ont une magnitude comprise entre 3.0 et 4.0, les scientifiques de la NASA ont calculé à quelle vitesse et à quelle distance les ondes sismiques se propageaient à l’intérieur de la planète. Cela a permis d’en déterminer la structure.

Une structure en couches

Les résultats de l’étude ont montré que l’intérieur de Mars était composé de trois couches comprenant une croûte, un manteau et un noyau. Il s’agit de la même structure que la Terre, mais les tailles et les compositions sont très différentes. L’on sait ainsi que la croûte martienne est plus fine que celle de la Terre. Son épaisseur est comprise entre 20 et 37 km, et elle contient 2 ou 3 sous-couches. En ce qui concerne la Terre, sa croûte peut aller jusqu’à une profondeur de 100 km.

Sous la croûte martienne, les données ont montré la présence d’un manteau qui s’étend jusqu’à 1 560 km sous la surface. Puis, à environ la moitié de la distance jusqu’au centre de la planète, il y a le noyau qui commence. Celui-ci est fait de matériau en fusion et il est plus gros et plus liquide que ce que les scientifiques avaient prévu. Les chercheurs ne savent pas encore s’il y a un noyau solide comme celui de la Terre au milieu de Mars, mais ils ont indiqué que réussir à mesurer le noyau extérieur après seulement quelques années d’étude était déjà un progrès considérable.

On s’attend ainsi à ce que la sonde InSight nous fournisse d’autres données sur le fonctionnement interne de la planète Mars dans les années à venir.

LA RUSSIE VEUT CONSTRUIRE DES CENTRALES NUCLÉAIRES SUR MARS

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Mars va devenir une plaque tournante de l’exploration spatiale. La Russie veut apporter sa contribution en construisant des centrales nucléaires sur la planète rouge.

L’humanité voue une véritable passion pour la quatrième planète du Système solaire. Les missions spatiales autour de l’exploration du système martien continuent de se multiplier. Depuis les années 60, les programmes scientifiques y ont envoyé plus de 40 engins spatiaux comprenant des sondes, des orbiteurs et des atterrisseurs. Plusieurs facteurs justifient cet engouement. Mars est une destination relativement proche. La planète pourrait avoir présenté des conditions similaires à la Terre pour permettre la vie. Les grandes puissances multiplient ainsi les projets d’exploration de la planète rouge. Preuve en est, un nouveau rover américain parcourt la surface martienne depuis février 2021, tandis que les Chinois y ont posé un autre astromobile en mai dernier.

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Les Russes semblent avoir une vision à plus long terme. Ils pensent à des centrales nucléaires pour faciliter les futures missions martiennes avec équipage.

Un gigantesque remorqueur interplanétaire en développement

La Russie soutient l’idée de s’appuyer sur l’énergie nucléaire pour renforcer notre présence dans d’autres parties du Système solaire. Selon l’agence de presse Sputnik, une filiale de Roscosmos – entreprise étatique chargée des activités spatiales – travaille sur un projet d’implantation d’une centrale nucléaire sur Mars. Celle-ci alimenterait une future base russe sur la planète rouge.

La filiale en question est le Bureau d’études Arsenal. Elle recommande d’utiliser les mêmes technologies destinées à Zeus pour alimenter un réacteur nucléaire à la surface martienne. À noter que Zeus est un projet d’un gigantesque remorqueur interplanétaire. L’engin est censé utiliser un système de propulsion électrique nucléaire pour transporter des charges utiles dans tout le Système solaire. Les premiers tests de vol sont prévus pour 2030.

La conception de Zeus ne prévoyait pas le transport d’une centrale nucléaire. En revanche, le chef de Roscosmos a évoqué la visite de planètes du système solaire avec la logistique nécessaire pour une présence humaine. Le chef de l’entreprise spatiale étatique a également parlé de visiter Jupiter pour y rechercher la vie. Le Bureau d’études de l’Arsenal a donc d’autres projets pour le remorqueur interplanétaire.

Les ambitions spatiales russes

Malgré de sérieuses contraintes budgétaires, la Russie a récemment annoncé des programmes spatiaux ambitieux pour les dix prochaines années. Les plans russes incluent le lancement d’une station spatiale nationale, des missions lunaires avec et sans équipage. La construction d’une base sur la Lune en collaboration avec la Chine est également prévue.

La Russie est encore loin de pouvoir envoyer un remorqueur spatial à propulsion électrique nucléaire pour livrer une centrale nucléaire sur Mars – sans parler de la construction d’une base avec équipage. Cependant, les ambitions sont là et avec la bonne volonté politique, la Fédération russe devrait être en mesure de réaliser ces projets.

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