10 EXEMPLES CONCRETS DE L’EFFET MANDELA

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L’effet Mandela, c’est lorsque plusieurs personnes partagent le même faux souvenir concernant un fait ou un événement. On a donné ce nom à ce phénomène quand plusieurs personnes ont cru fermement que Nelson Mandela était mort en prison dans les années 80, ce qui n’était évidemment pas le cas. Pour certains, ce phénomène est la preuve de l’existence d’univers parallèles.

La liste suivante présente 10 exemples de l’effet Mandela où des personnes ont le même souvenir erroné concernant des événements ou des détails visuels.

La mort de Nelson Mandela

Cet événement est celui qui a donné naissance à l’expression « effet Mandela ». La « vraie » mort de Nelson Mandela a eu lieu en 2013, alors qu’il était déjà un homme libre. Beaucoup de personnes ont pourtant pensé que le militant anti-apartheid est mort quand il était en prison dans les années 80.

Lorsque ce phénomène étrange a été connu du public, beaucoup d’autres exemples de l’effet Mandela ont été révélés.

Mr. Monopoly et son monocle

La mascotte du jeu de société Monopoly, qui s’appelle en réalité Rich Uncle Pennybags, mais qui est connu de tous comme étant Mr. Monopoly, fait partie des exemples de l’effet Mandela. Certains pensent que ce personnage porte un monocle à son œil droit, ce qui est tout à fait faux puisque Mr. Monopoly n’a jamais porté de monocle.

Selon le Dr. Gene Brewer, professeur associé en psychologie cognitive, c’est une question de reconstruction de la mémoire. Brewer explique que lorsqu’on essaie de se rappeler un événement, on utilise des souvenirs qui tournent autour en prenant des éléments d’autres événements et en les plaçant là où ils ont du sens. Pour le cas de Mr. Monopoly, on pense que beaucoup confondent son apparence avec celle de Mr. Peanut, une autre mascotte célèbre provenant de la même période. Mr. Peanut porte un chapeau, un monocle et une canne.

La marque de beurre de cacahuète Jiffy

Est-ce que vous aussi vous connaissez la marque de beurre de cacahuète Jiffy ? C’est un grand classique que l’on peut encore retrouver aujourd’hui dans les épiceries. Mais savez-vous que cette marque n’a jamais existé ?

En fait, il existe plutôt une marque de beurre de cacahuète qui s’appelle Jif, sans le « y » à la fin.

Selon le Dr. Brewer, il s’agit encore d’une confusion au niveau de la reconstruction de la mémoire. Il est possible que l’autre marque dénommée Skippy soit juste placée à côté de Jif sur les étagères des magasins où l’on fait ses courses. Ce serait la combinaison de ces deux noms qui donnerait le nom Jiffy.

Le Silence des Agneaux

Dans le film Le Silence des Agneaux avec Anthony Hopkins, il y a une scène particulière qui est devenue un exemple de l’effet Mandela.

Lorsqu’Hannibal Lecter salue Clarice qui est jouée par Jodie Foster, vous vous souvenez peut-être qu’il dit « Hello, Clarice » avec une voix de psychopathe. Eh bien, détrompez-vous puisque ce n’est pas ce que Lecter dit dans le film. Dans la scène en question, Lecter dit tout simplement « Good morning ».

Darth Vader et son secret

Dans l’épisode 5 des films Star Wars, L’Empire Contre-attaque, une réplique célèbre de Darth Vader est aussi le sujet de l’effet Mandela. Dans la version anglaise, beaucoup croient que Vader dit les mots « Luke, I am your father ». Mais en réalité, ce que dit Vader c’est « No, I am your father ».

The Berenstein Bears

Il s’agit d’une série de livres très populaire vers la fin du 20ème siècle qui raconte la vie d’une famille d’ours. La série comprend des centaines de titres avec le nom Berenstein, ou c’est ce que pensent ceux qui ont été touchés par l’effet Mandela. En réalité, le nom de la famille ours c’est Berenstain avec un « a ». Il s’agit d’une simple lettre, mais c’est déjà une grosse différence si l’on considère le nombre de livres sortis.

C’est l’un des exemples de l’effet Mandela qui a causé le plus gros débat puisque beaucoup croyaient dur comme fer que le vrai nom était Berenstein.

Le logo de Fruit of the Loom

Les logos font partie des choses qui créent le plus la confusion. Pour Fruit of the Loom, beaucoup pensent qu’il y a une corne d’abondance sur le logo, derrière les fruits, ce qui n’est pas du tout le cas. Il s’agit juste de fruits posés en tas.

Tom Cruise et ses lunettes

Dans le film Risky Business, on se souvient tous de Tom Cruise en train de danser en sous-vêtements et chemise déboutonnée, ainsi que chaussettes. Mais ce qui est bizarre, c’est le fait que les fans du film qui décident de se déguiser en Tom Cruise portent presque tous des lunettes noires lorsqu’ils veulent recréer la scène en question.

Pourtant, l’acteur ne portait pas de lunettes dans cette scène. Dans d’autres scènes du film, l’acteur portait ses fameuses lunettes noires, et c’est sûrement la raison pour laquelle lorsqu’on essaie de se souvenir de cette partie en particulier, on se met à la recréer avec les éléments dont on se souvient dans le film.

Mona Lisa

La célèbre peinture de Léonard de Vinci est aussi un des sujets de l’effet Mandela. En effet, beaucoup de personnes croyaient que la Joconde n’arbore pas son célèbre sourire sur la peinture.

Le fait que la jeune femme du portrait soit effectivement en train de sourire a réellement choqué ces personnes. Sur Internet, il y a même certains qui disent que toutes les images du portrait de la Joconde ont été modifiées en utilisant Photoshop pour y mettre le sourire. C’est selon eux la preuve de l’existence de plusieurs réalités différentes.

Shazaam ou Kazaam ?

Ce cas est un des plus célèbres exemples de l’effet Mandela. Il s’agit d’un film dont beaucoup de personnes se souviennent alors qu’en fait il n’a jamais existé. Le film en question s’appelle Shazaam et il est « sorti » dans les années 90. On pense y voir le comédien Sinbad dans le rôle d’un génie.

Il est vraiment étrange que plusieurs personnes se souviennent de tellement de détails aussi spécifiques concernant le film puisque celui-ci n’est jamais sorti.

La réalité est qu’un film intitulé Kazaam est sorti en 1996, et on y voit Shaquille O’Neal jouer le rôle d’un génie. On peut ainsi dire que c’est le film dont les gens se souviennent, mais penser que des personnes différentes se rappellent un autre titre et un autre acteur parait assez stupéfiant.

QUAND LA COVID-19 PERMET DE FAIRE UNE DÉCOUVERTE SUR LA PSYCHOLOGIE DES INDIVIDUS

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La pandémie de Covid-19 a affecté la santé mentale de millions de personnes à travers le monde. L’isolation, les problèmes financiers dus à la perte d’emploi ou encore la disparition d’êtres chers sont à l’origine de plusieurs troubles psychologiques. Des études scientifiques ont révélé que de nombreuses personnes ont souffert d’anxiété et de dépression durant la pandémie. Certains ont même tenté de mettre fin à leur vie.

Récemment, un groupe de chercheurs commissionnés par le site The Lancet ont mené une étude dans le but de quantifier les effets psychologiques de la pandémie. Ces scientifiques viennent des universités Simon Fraser, de Stanford et de Colombie britannique. En analysant les données qu’ils avaient en leur possession, ils ont été surpris de voir que les effets psychologiques de la Covid-19 ne duraient pas aussi longtemps que prévu.

Image par StockSnap de Pixabay

Grâce à cette étude, ils ont pu mettre en avant ce que les experts appellent le « système immunitaire psychologique. »

Une situation qui va en s’améliorant

Les chercheurs ont passé en revue près de 1000 études qui ont examiné des centaines de milliers de personnes. Notons que ces travaux ont été menés dans près de 100 pays différents. En faisant cela, ils voulaient mesurer toutes les variables liées à la santé mentale (l’anxiété, la dépression et les morts par suicide).

Les auteurs de cette étude se sont également concentrés sur deux types de preuves complémentaires. Ils ont d’abord pris en compte les sondages qui ont analysé des groupes de personnes comparables, avant et pendant la pandémie. Ensuite, ils ont analysé les résultats des études qui ont suivi ces mêmes individus au fil du temps.

Des travaux qui montrent la résilience de l’être humain

Dans un premier temps, les chercheurs ont noté une hausse globale des personnes souffrant d’anxiété et de dépression entre mars et avril 2020. Cette période correspond au début de la pandémie. Cependant, durant l’été, ils ont observé une baisse progressive des cas de dépression, d’anxiété et de détresse.

Ils ont alors été surpris par la capacité des individus “à surmonter les défis psychologiques de la pandémie.” Selon eux, cela est dû à ce que les experts appellent le « système immunitaire psychologique. » Pour faire simple, il s’agit d’un ensemble de capacités cognitives qui nous “permet de faire de notre mieux, même dans la pire des situations.” Pour les auteurs de cette étude, cela prouve la résilience de l’être humain ainsi que sa grande capacité d’adaptation.

« Nous avons appris que les gens peuvent supporter des changements temporairement dans leur mode de vie mieux que certains décideurs veulent nous faire croire », ont-ils écrit.

 

COMMENT LES GENS TOMBENT-ILS DANS LES THÉORIES DU COMPLOT ?

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Cela fait des années que les théories du complot existent, surtout dans des pays comme les Etats-Unis. Aujourd’hui, elles gagnent de plus en plus de terrain grâce à Internet et à l’existence des réseaux sociaux, et les sujets les plus mis en avant sont par exemple le doute par rapport à la sûreté des vaccins, ou encore le fait de croire que les élections américaines de 2020 ont été trafiquées. Mais qu’est-ce qui fait qu’une personne est plus susceptible de croire aux théories du complot qu’une autre ?

Selon la science, il y a bien certains traits qui font qu’un individu est plus facile à convaincre qu’un autre lorsqu’il s’agit de réagir à une information relative à une théorie du complot.

Crédits Pixabay

Certaines expériences peuvent être menées pour évaluer si une personne est susceptible de croire à ce genre de théorie. Il y a par exemple celle qui teste la façon de penser d’une personne pour arriver à une conclusion, et il y a aussi celle qui montre si une personne voit des séquences là où il n’y en a pas.

Ne vous inquiétez pas trop si vous ratez les tests puisqu’il existe aussi d’autres facteurs pouvant pousser une personne à croire aux théories du complot.

Les traits de caractère pouvant être évalués

Est-ce que vous êtes du genre à tirer des conclusions hâtives ?

Une étude a montré que les personnes qui possèdent ce trait de caractère sont plus susceptibles de croire à des théories du complot puisqu’elles sont du genre à se faire une opinion sur quelque chose, même quand les preuves sont minces. Un petit test basé sur l’observation des oiseaux peut révéler ce trait chez un individu. Mais si vous faites partie de cette catégorie, cela ne veut pas dire que vous êtes automatiquement un théoricien du complot.

Il s’agit en effet d’une simple « pièce du puzzle » qui ne suffit pas vraiment à qualifier une personne.

Un autre exercice réalisé au cours d’une étude sur le sujet des théories du complot menée en 2018 se sert de jetons. Les participants doivent observer 10 séquences de 10 jetons lancés et dire s’ils croient que les résultats ont été prédéterminés ou produits au hasard. Ce test est utilisé pour mesurer ce qu’on appelle la perception de formes illusoires, c’est-à-dire la tendance à voir des formes là où il n’y en a pas.

Selon les résultats, les participants qui croyaient qu’il y avait une séquence prédéterminée en ce qui concerne le lancement des jetons étaient plus susceptibles de croire aux théories du complot.

Les chercheurs ont également utilisé d’autres tests comme essayer de détecter des formes dans des peintures abstraites, et les résultats ont été les mêmes. Il s’agit ici d’un trait assez commun chez les théoriciens du complot qui font souvent des connexions entre des événements sans lien entre eux ou des symboles. Toutefois, c’est également un trait qui peut apparaitre chez de nombreuses personnes sans qu’elles soient fans de théories bizarres. Cela peut arriver à tout le monde de voir de l’ordre dans le chaos, par exemple de voir des formes d’animaux dans les nuages.

D’autres facteurs en jeu

Selon les scientifiques, d’autres facteurs environnementaux peuvent aussi influencer les gens à croire les théories du complot.

D’après Gordon Pennycook, professeur en science du comportement à l’Université de Regina et qui fait des recherches sur le raisonnement et la prise de décisions, un élément important à prendre en compte est à quel point on est exposé à ce genre d’idée. Selon lui, personne ne peut repousser toutes les idées qui sont fausses. Elles finissent par s’installer lorsqu’on est tout le temps exposé.

Actuellement, les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans la propagation de ces théories. On a pu voir beaucoup d’exemples de théories concernant le coronavirus. Et avec le confinement, on a dû passer plus de temps chez soi, et on s’est donc un peu plus exposé aux différentes théories avec l’augmentation de l’utilisation des médias sociaux.

Les personnes plus susceptibles étaient ainsi des cibles parfaites en ce qui concerne l’exposition aux théories du complot.

Ainsi, on peut dire que la réponse n’est pas vraiment simple pour ce qui est des facteurs pouvant pousser les gens à croire aux théories du complot. La cause est en effet une combinaison de particularités cognitives et de facteurs environnementaux. En tout cas, avec ces informations, chacun pourra juger par lui-même à quel point il est susceptible de croire aux différentes théories.

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